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Association de Lutte contre les Violences faites aux Femmes (ALVF)

Emplacement

main
Cameroun

seuil de tolérance ne les rend perceptibles que lorsque ses effets ont entraîné des conséquences graves. Aussi les programmes de lutte contre les Violences Basées sur le Genre ne s’opérationnalisent que dans les structures d’accueil dont les actions se limitent dans la majorité des cas à la prise en charge des situations de crise. Par ailleurs, en dehors de certaines des violences conjugales, la dénonciation des autres violences est perçue comme des agitations de femmes intellectuelles et qui auraient pour conséquence la déstabilisation d’une organisation sociale bien établie.
Dans le but de contribuer à la réduction de l’impact des Violence Basées sur le Genre sur les ambitions des femmes, notre projet a été conçu pour aider les structures d’encadrement des femmes, tout en restant dans leur domaine d’actions prioritaires, de participer dans une approche genre, au déconstruit de l’infériorité statutaire de la femme qui affecte sa productivité et partant son bien-être. Cette approche innovante a été conçue pour s’insérer facilement dans le cadre d’intervention des communautés à la base, dans leurs activités d’éducation et de sensibilisation, pour lesquelles la prise en compte des Violences Basées sur le Genre représente un levier important pour l’amélioration de la condition des femmes.

À propos de vous

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1) Sur vous

Prénom

EKOTTO DIMODI

Nom de famille

Nadine

Page web

Organisation

Association de Lutte contre les Violences faites aux Femmes (ALVF)

Pays

Cameroun

À propos de votre organisation

Cette initiative/innovation est lié à une organisation établie?

Oui

Nom de l'organisation

Association de Lutte contre les Violences faites aux Femmes (ALVF)

Page web de l'organisation

Téléphone de l'organisation

00 (237) 22 21 29 65 - 00 (237) 77 60 21 80

Adresse postale de l'organisation

S/c BP 2 350 Messa Yaoundé

Pays de l’organisation

Cameroun, CEN

L'organisation est

OSC/ONG

Cela fait combien de temps que l’organisation fut fondée?

Il y a plus de 5 ans

Votre idée

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Titre du projet

Association de Lutte contre les Violences faites aux Femmes (ALVF)

A quel stade se trouve l'innovation?

Mise en oeuvre il y a moins d'un an

Quand le projet a-t-il démarré /quand est-il prévu qu’il démarre?

Le projet intitulé ‘Approche plurisectorielle de lutte contre les violences basées sur le genre au Cameroun’ est initié dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’Action du Programme Pays entre le PNUD et le Gouvernement du Cameroun. Dans ce plan, il a été convenu la systématisation de la prise en compte des questions de genre dans la formulation des politiques, stratégies et programmes de développement, avec un volet sur la Lutte contre les Violences faites aux Femmes dont la mise en œuvre a été confiée à l’ALVF sous la supervision du PNUD-Cameroun et avec l’appui technique d’UNIFEM-Cameroun.
En prélude à la Campagne des 16 Jours d’activisme contre les Violences Faites aux Femmes 2009, le Représentant Résident du PNUD-Cameroun a procédé au lancement de ce projet, en ouvrant à Yaoundé le 02 Novembre 2009, les travaux de l’atelier de formation de 20 intervenantes communautaires représentant les 10 régions du pays.

Décrit ton idée et l'explique ce qui la rend novatrice.

seuil de tolérance ne les rend perceptibles que lorsque ses effets ont entraîné des conséquences graves. Aussi les programmes de lutte contre les Violences Basées sur le Genre ne s’opérationnalisent que dans les structures d’accueil dont les actions se limitent dans la majorité des cas à la prise en charge des situations de crise. Par ailleurs, en dehors de certaines des violences conjugales, la dénonciation des autres violences est perçue comme des agitations de femmes intellectuelles et qui auraient pour conséquence la déstabilisation d’une organisation sociale bien établie.
Dans le but de contribuer à la réduction de l’impact des Violence Basées sur le Genre sur les ambitions des femmes, notre projet a été conçu pour aider les structures d’encadrement des femmes, tout en restant dans leur domaine d’actions prioritaires, de participer dans une approche genre, au déconstruit de l’infériorité statutaire de la femme qui affecte sa productivité et partant son bien-être. Cette approche innovante a été conçue pour s’insérer facilement dans le cadre d’intervention des communautés à la base, dans leurs activités d’éducation et de sensibilisation, pour lesquelles la prise en compte des Violences Basées sur le Genre représente un levier important pour l’amélioration de la condition des femmes.

À quel type de destinataires est dirigée ton initiative?

Femmes, Société en général.

Décrit le profil des destinataires de ce projet.

La réponse globale à la question des Violences Basées sur le Genre devrait considérer des actions plurisectorielles et combinées. L’une des caractéristiques de la société camerounaise est le foisonnement de regroupements et associations diverses, tant pour la promotion économique et culturelle que pour la défense des intérêts des groupes spécifiques. À des niveaux et pour des raisons diverses, la majorité des femmes sont associées à ces regroupements dont la structuration sert de base à la mise en œuvre de notre intervention. Avec l’avantage de bénéficier d’un cadre opérationnel et d’une structuration appropriée, cette possibilité nous offre celle de pouvoir capitaliser l’audience et les leaderships existants.
Dans le cadre de ce projet, nous avons formé dans les 10 régions du pays, 20 animatrices qui auront pour mission à travers des ateliers de formation locaux, d’élargir le réseau des intervenantes à au moins 500 femmes. Aussi, les dépliants édités à cet effet permettront de toucher au moins 40 000 personnes en majorité des femmes.

Quelle est la stratégie de mise en œuvre de ton initiative ?

En créant un lien entre l’efficacité de leurs interventions classiques et la question des Violences Basées sur le Genre, l’une des stratégies retenues repose sur le transfert des compétences et l’intégration de cette problématique dans les initiatives des structures d’encadrement des femmes qui n’ont pas pour vocation première la lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG). Elle devra permettre à terme, que les acquis se maintiennent dans la durée en s’intégrant dans la pratique des structures relais qui devront en assurer la promotion
Dans sa phase de lancement, une structure dont le leadership est reconnu, a été sélectionnée dans chacune des 10 régions du pays pour participer à l’atelier national de formation. Chacune était représentée par la personne en charge du renforcement des capacités, et pour faciliter la mise en œuvre de cette nouvelle approche, par celle qui joue un rôle déterminant dans l’adoption des orientations.
Un Guide d’animation des sessions et différents supports d’information ont été édités pour harmoniser les interventions sur l’ensemble du territoire et contribuer à ancrer les attitudes devant favoriser la réduction de l’impact des VBG sur les ambitions des femmes.
Animés par les intervenantes formées avec l’appui des partenaires aux projets et des institutions étatiques, des programmes de renforcement des capacités à la base porteront sur :
1. La définition des mots-clés associés aux VBG, pour établir leur lien avec leur vécu quotidien
2. Les éléments de base de l’analyse genre, pour mesurer l’impact du pouvoir inégal entre les hommes et les femmes dans la communauté et comprendre le besoin de changement de leur statut social.
3. Les stratégies de lutte contre les VBG, pour identifier les moyens de lutte adaptés sur le plan personnel, sur le plan interpersonnel et sur le plan institutionnel
4. L’évaluation des acquis dans la capacité des participantes à comprendre les enjeux de la lutte contre les violences basées sur le genre et à s’y investir.
Ces interventions devront d’insérer dans le mode de fonctionnement des structures d’encadrement des femmes, dans le cadre d’un programme échelonné en modules selon une fréquence et une durée qui s’adapte à leur organisation interne, pour favoriser la participation régulière des membres du groupe concerné.
De la communauté à la base, elle développera dans une approche des droits humains les capacités d’anticipation et intègre les attitudes qui concourent à la réduction de la prévalence et de la tolérance des VBG.

Quelle est selon toi la principale barrière ou obstacle relatif à cette thématique?

La lutte contre la violence faite aux femmes n’est pas considérée comme une priorité et une exigence en matière de promotion et de respect des droits de l’homme. Le contexte social dans lequel nous vivons encourage la conformité aux rôles sociaux par sexe et la tolérance envers la discrimination sexospécifique. Il induit une forme d’adhésion de la part des hommes et des femmes, à des valeurs sociales fortement marquées par le patriarcat. En donnant le pouvoir aux hommes, ce système place les femmes dans une position d’infériorité qui les fragilise et les prédispose à accepter de subir les violences. Dans les facteurs favorisant les violences basées sur le genre, on note en première place, le statut de la femme qui se définit dans l’infériorité, le manque et la marginalité. Et en second lieu la méconnaissance par les femmes de leurs droits et des recours existants. Par crainte du rejet dont elles peuvent faire l’objet, les femmes souscrivent difficilement à de telles initiatives. Cependant, les inégalités de genre peuvent constituer une entrave à une productivité optimale des femmes et à leur pleine participation au développement du pays pour la réduction de la pauvreté et l'atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Avec quel type d'institutions as-tu ou prévois-tu de passer des alliances stratégiques pour le développement de cette initiative ? Choisit toutes les options qui correspondent

Dépendances ou secteurs étatiques, Organismes internationaux, Organisations non gouvernementales, Autres.

Décrit avec qui tu as produit ces alliances et comment

Avec le soutien de nos partenaires, et dans le cadre des réseaux locaux dédiés aux questions de droits et de développement, nous avons mis en œuvre des alliances nécessaires au déploiement à l’échelle nationale.
Un résumé du projet a été transmis pour renseigner sur le but de l’initiative et ses attentes vis à vis des parties prenantes associées. Celles-ci ont été sélectionnées au regard de la position de leadership dont elles jouissent dans leur région respectives, et de leur capacité de mobilisation et de gestion, qui faciliterait la décentralisation de ce projet.

Quels sont les principaux résultats générer et/ou que tu espères générer à travers cette initiative?

Dans une approche des Droits Humains, les interventions retenues dans le cadre de ce projet porteront sur un programme d’intégration multisectorielle de la question des Violences Basées sur le Genre au Cameroun aux fins de :
1.Renforcer au niveau communautaire, les capacités d’intervention des structures d’encadrement des femmes pour la réduction de l’impact des Violences Basées sur le Genre au Cameroun sur les ambitions des femmes.
2.Renforcer au niveau de la communauté à la base, les capacités d’anticipation qui intègrent les attitudes concourant à la réduction de la prévalence et de la tolérance des Violences Basées sur le Genre.
3.Développer au sein des structures d’encadrement des femmes au Cameroun, un réseau multisectoriel de sensibilisation, d’orientation et d’assistance sur les Violences Basées sur le Genre.

Quel est le principal impact que ton initiative pourrait produire?

En plus de susciter une réelle adhésion des femmes au programme de lutte contre les Violences Basées sur le Genre, nous attendons comme impact principal, l’opérationnalité des stratégies élaborées à divers niveaux pour contribuer à l’amélioration de leur bien être. Les Violences Basées sur le Genre devront être reconnues comme une atteinte aux Droits Humains fondamentaux et une entrave à la production et à jouissance équitable des bénéfices du développement.
La réponse globale à la question des Violences Basées sur le Genre devrait considérer des actions plurisectorielles et combinées qui concourent à une amélioration des interventions initiées au niveau communautaire, pour la prévention, l’éducation et l’orientation des bénéficiaires. Celles-ci devront être soutenues par une réelle volonté politique à travers des mesures d’encadrement social, économique et juridiques.

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Julia Forlani updated this Competition Entry. - il y a 693 jours

ALVF updated this Competition Entry. - il y a 696 jours

ALVF a soumis cette idée. - il y a 696 jours