. | étudiante | Trois-Rivières QC Canada
Née à La Tuque le 7 septembre 1987 et originaire de la communauté atikamekw de Wemotaci, Sonia Basile-Martel réalise très jeune qu'elle a le besoin de créer pour découvrir et affirmer son identité de métisse. Elle grandit en milieu urbain où elle poursuivra des études en arts, domaine qui la fera naître et grandir.
Bachelière en Arts plastiques de l'Université du Québec à Trois-Rivières, et présentement étudiante à la Maîtrise en Art avec la communauté de l'Université Laval, Sonia cherche à acquérir tous les outils nécessaires pour permettre aux gens de sa communauté autochtone de trouver à leur tour la voie qui les fera grandir et croire en eux. L'art peut selon elle devenir un point de rencontre avec soi, un voyage introspectif identitaire, mais aussi, une rencontre avec les autres, une médiation par l'art qui favorise le dialogue. Artiste multidisciplinaire, elle a le besoin de créer de toutes les façons. Pour elle, les arts visuels sont une façon d'exprimer ce qui ne peut être dit, et le chant, une manière de dire ce qui ne peut être vu. Elle choisit donc le chemin qui la mènera droit au but, celui de s'engager dans des causes qui la touchent, et surtout, s'engager envers elle-même en tant qu'Atika-bécoise*. Elle parlera de plus en plus de ses aspirations, entre autres, dans la série télé CHIC-CHOC 3 diffusée sur les ondes d'APTN.
Pour cette artiste, composer et interpréter représentent plus que de simples chansons écrites et chantées. Pour elle, il s'agit d'oeuvres en mouvement qui symbolisent une rencontre entre elle et le monde extérieur. Elle souhaite que chacune de ses compositions ne se vive qu'une seule fois, comme une performance éphémère qui ne survivra que dans la trace et la mémoire des gens.
En 2011, dans le cadre du centième anniversaire de la ville de La Tuque et de la Journée nationale des autochtones, Sonia offre en cadeau une première composition entièrement en langue atikamekw qu'elle chante sur scène avec beaucoup d'amour, de fierté et de reconnaissance. Cette pièce intitulée Nikokom, qu'elle dédie à sa grand-mère maternelle, deviendra un geste combatif d'une dégénérescence culturelle qui s'installe de plus en plus entre les jeunes autochtones et les aînés séparés par la langue. De ce moment naîtra une belle et grande rencontre.
* Atika-bécoise : expression qu'elle créer pour s'unifier et se rendre unique en tant que métisse atikamekw et québécoise.