Advice to a younger me (FRENCH): CANDICE MAZZOLENI, LA SECONDE LIGNE

Advice to a younger me (FRENCH): CANDICE MAZZOLENI, LA SECONDE LIGNE

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Qui: Candice Mazzoleni, fondatrice et PDG de La Seconde Ligne
Quoi: La Seconde Ligne est une plateforme qui permet aux entreprises de devenir éco-responsable en donnant en nature aux OBNL en besoin, basé à Montréal.
Comment: Contente que vous ayez demandé!
 

 
J’ai toujours été intéressée à faire des expériences nouvelles et différentes: en fait mon parcours reflète plutôt mes intérêts à différentes périodes. Je me suis jamais vraiment posée de questions sur où allait ma carrière ou même comment construire ma carrière ou mon CV.
 
Vraiment, c’était plutôt: “Qu’est-ce que j’ai envie de découvrir? “et “Sur quoi j’ai envie de travailler?”. Et j’ai eu beaucoup de chance parce que à chaque étape, j’ai rencontré des personnes qui m’ont donné l’opportunité de faire ce que je voulais, dans des ONG,des entreprises et des fondations. Cela m’a aidée pour La Seconde Ligne. Avoir vu autant de différentes manières de travailler m’a permis de développer un esprit flexible et capable de s’adapter et quand on est entrepreneur, c’est vraiment dont on a besoin tout le temps!
 
Mon père et mes grands parents ont créé leur entreprise. Je les ai toujours vus travailler pour eux même et donc je me voyais être entrepreneur à un moment dans ma vie. Ce qui a changé les choses pour moi, c’était de travailler pour Ashoka et de réfléchir à sa philosophie: on est tous des changemakers, à travers notre travail, nos idées, ou notre vision. C’est à ce moment là que je me suis dit que j’avais des idées et des compétences: plutôt que d’attendre un moment plus tard dans ma vie, j’ai démarré mon entreprise sociale.
 
Même aujourd’hui j’ai encore du mal à me voir comment une entrepreneure sociale. On a démarré notre projet d’entreprise il y a un an. La Seconde Ligne est le deuxième projet. Après 4 mois de tests on s’est rendues compte que le premier projet ne marchait pas. Puis on est parties sur La Seconde Ligne qui était une des idées qu’on avait eues au départ. On a commencé à travailler dessus en Mars 2015 et on lance officiellement cet été.
 
On a eu la chance de suivre deux formations pour entrepreneur offertes par une Ashoka Fellow, Lis Suarez-Visbal, et par l’incubateur D3 à l’université Concordia. Ca nous a permis de pousser notre idée jusqu’au: est-ce qu’il y a un intérêt réel, est-ce qu’on peut générer des revenus, comment on lance notre entreprise et à quoi elle ressemblerait? C’est à travers toutes ces recherches qu’on s’est rendues compte que notre première idee n’était pas viable financièrement. Il nous a fallu du temps pour le réaliser car on pensait que notre idée aller plaire à tout le monde, surtout qu’on avait des retours très positifs. Mais il a y a un grand pas entre une idée qui plait et un service pour lequel que les gens sont prêts à payer.
 
Il a fallu recommencer de zéro pour La Seconde Ligne. Mais peu importe, quand on est entrepreneur, il faut savoir s’adapter. Pour nous, l’élèment determinant ça a été d’aller sur le terrain pour prouver que le projet est viable. C’est parfois très frustrant parcequ’on se confronte à la réalité des besoins des gens et cette réalité ne correspond pas toujours l’idée
que tu as envie de développer.
 
Ce qui nous réunit ma partenaire et moi dans La Seconde Ligne c’est l’envie de favoriser les pratiques durables et éco-responsables et de développer notre propre entreprise à impact social. Ma partenaire et moi , c’est d’abord une histoire d’amitié. Notre relation d’affaire a commencé quand on a réalisé qu’on voulait toutes les deux lancer notre propre entreprise sociale. Au début on était très idéalistes, puis on s’est rendues compte que ça ne suffisait pas d’être amies.
 
D’abord on apprend à se connaître soi même, sur sa façon de travailler et personnalité. C’est difficile de se découvrir soi même en tant qu’entrepreneur et de travailler avec quelqu’un qui est aussi entrain de se découvrir. Et puis on n’a pas les mêmes visions de la vie, pas les mêmes intérêts, le même parcours. Ma partenaire et moi on a un écart d êge et de culture - elle est mexicaine, je suis francaise. Il faut alors se parler, surtout que quand on est amie on a tendance à ne pas vouloir confronter les choses ou à en parler de façon détournée. Faire le point sur notre relation de travail, ça a été une des choses les plus difficiles dans le développement de La Seconde Ligne.
 
On est toujours associées après un an parce qu’on a trouvé un équilibre de travail. Je vois notre relation comme un facteur fondamental pour le succès de La Seconde Ligne. Si je devais recommencer, j’approcherais le partenariat de façon différente dès le départ. J’esserais de voir si évidemment on a la même vision, la même envie mais aussi de structurer plus le partenariat. Par exemple, de comprendre comment la personne travaille, qu’est-ce qu’elle attend du projet et même dans sa vie personnelle car développer un projet d’entreprise c’est un projet de vie. C’est quelque chose qu’on  n’a pas fait dès le début parce qu’on ne savait pas ce qui nous attendrait. Mais on savait que ce serait dur!
 
Malgré le défi, je dirais à Candice qui avait 20 ans, qui avait envie de monter une entreprise et plein d’ idées, que l’expérience c’est important, mais que si on a envie de se lancer, il faut se lancer. Il y a plein de réseaux et de gens prêts à aider.  D’ailleurs, merci à Ashoka de soutenir les jeunes innovateurs partout dans le monde!” 
 
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