Etendre l'assurance maladie aux ménages pauvres du Sénégal

Etendre l'assurance maladie aux ménages pauvres du Sénégal

Sénégal
Type d'organisation: 
le secteur de la société civile
Budget: 
$250,000 - $500,000
Sommaire du Projet
Lancement Important

Bref récapitulatif : Aidez-nous à présenter cette solution ! Fournissez une explication en seulement 3 ou 4 phrases.

Au moment où leur marché traditionnel arrive à saturation, nous travaillons avec un pool d'assureurs privés à pénétrer un nouveau marché qui leur est méconnu jusque-là : les ménages à revenus modestes du secteur informel. Il s’agit d’offrir des solutions d’assurance santé adaptées aux besoins de couverture maladie des populations et à leurs niveaux de revenus. Plus de 80% de la population du Sénégal ne bénéficie d'aucune couverture maladie. Elle se trouve exposée au risque financier liée à la maladie et à ses conséquences. L'objectif est de proposer une offre de micro assurance attractive et lever les fortes résistances culturelles à la prévoyance et soutenir la "démocratisation" de l'assurance maladie. Ainsi les populations accèderont mieux à des soins de santé en quantité et en qualité.

About Project

Solution: Quelle est la solution proposée? S.v.p soyez précis!

L’innovation réside dans le fait d’organiser les assureurs privés à aller ensemble vers un nouveau marché méconnu ou ignoré pendant longtemps, il s’agit des ménages à revenus modestes qui représentent plus de 80% de la population totale et plus de 60% de la population active. Bâtir des relations d’affaires entre l’offre privée de solutions d’assurance santé et un secteur informel qui, la plus part du temps n’a jamais accédé à des produits de micro assurance santé et ce malgré la forte demande exprimée dans ce domaine. Faire l’éducation à l’assurance pour un public cible qui n’a pas la culture et les réflexes de souscrire à une couverture maladie. Organiser la distribution des produits de microassurance santé adaptés aux besoins et aux revenus des ménages à revenus modestes. Mettre en place une gestion professionnalisée des contrats d’assurance santé avec l’utilisation des nouvelles technologies pour le suivi du risque et la circulation de l’information entre les groupes, les prestataires de soins et le CPG. Ci-après les principales innovations du projet : . La mise en place d’une plate forme technique professionnelle . La gamme de produits distribués . La qualité des services de micro assurance apportés . La distribution des produits par les GO . Le recours aux nouvelles technologies (par exemple le téléphone portable) . Un logiciel de gestion des risques en ligne . Le portage des risques par le pool des assureurs regroupés en coassurance
Impact: How does it Work

Exemple : Faites nous découvrir comment cette solution fait la différence en utilisant un ou plusieurs exemples concrets ; en incluant aussi ses activités principales.

Appui conseil pour l’organisation des assureurs en pool pour éviter les pratiques concurrentielles pour ce nouveau marché naissant o Etude d’opportunité auprès des acteurs institutionnels, privés et communautaires pour le passage à l’échelle de l’assurance maladie o Etude de faisabilité pour caractériser la demande en microassurance santé auprès de 1 300 ménages de Dakar o Mis en place d’une gamme de produits d’assurance maladie adaptée aux besoins et aux revenus des ménages du secteur informel o Etude du modèle économique du projet avec la définition du mode portage du risque, du schéma de distribution des produits, de l’élaboration du business plan o Appui conseil aux Groupes Organisés (GO) pour qu’ils identifient et assument leurs fonctions et les tâches liées à la distribution des produits de MAS (marketing, affiliations, collecte des cotisations et transfert de l’information) o Elaboration d’un cadre de conventionnement et de contractualisation avec les formations sanitaires o Paramétrage d’un logiciel de gestion des adhésions, des primes, des prises en charge et du système de circulation de l’information o Organisation d’activités de promotion de masse et d’éducation à l’assurance santé o Définition des process et des contrats de distribution entre les GO et le Pool des assureurs privés o Plaidoyer auprès des autorités pour la pris en compte de l’assurance maladie comme priorité en politiques publiques et comme dispositif de protection sociale
A propos de vous
Organisation:
CIDR- Centre Inetrnational de Développement et de Recherche
A propos de vous
Prénom

Babacar Jean Pierre

Nom

DIOUF

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A propos de votre organisation
Nom

CIDR- Centre Inetrnational de Développement et de Recherche

Téléphone

+221 77 539 92 44 +221 33821 67 77

Adresse

Immeuble Demba DIA Rte de l'Aéroport BP 38230CP17523 Dakar

Pays
Pays dans lesquels ce projet crée un impact social
Depuis combien de temps votre organisation opère-t-elle ?

Moins d'un année

Les informations que vous fournissez ici seront utilisées pour combler toutes les parties de votre profil qui ont été laissées en blanc, comme les intérêts,les informations sur l'organisation, et le site Web. Aucune information de contact sera rendu publique. S'il vous plaît décochez ici si vous ne voulez pas que cela se produise..

Innovation
A quel étape votre projet en est-il ?

En place depuis moins d'un an

Comment décririez-vous la population auprès de laquelle vous travaillez ? Parlez-nous, par exemple, de la situation économique, des structures politiques, des normes et des valeurs, de l'évolution démographique, de l'histoire ou des précédentes expériences d'engagement communautaire.

Malgré les efforts consentis par les autorités pour faciliter l’accès aux soins de santé pour toutes les catégories de la population, la majorité des sénégalais rencontrent encore des difficultés pour la satisfaction de leurs besoins en matière de santé. Les taux de morbidité et de mortalité élevés et enregistrés sont la conséquence de ces difficultés d`accès aux soins et services de santé. Depuis le début des années 80, avec l’avènement de l’initiative de Bamako les services de santé sont payants, les usagers étant désormais obligés de débourser de l’argent pour accéder aux soins (paiement direct érigé et la gratuité est aboli).
Au regard de la structure de la protection sociale au Sénégal, moins de 20% seulement de la population bénéficient d’une couverture maladie. Ce sont les fonctionnaires de l’Etat, les travailleurs du secteur formel privé et leurs familles qui sont couverts. Il est d’ailleurs du devoir de l’Etat de garantir la couverture médicale à tous ses citoyens par un système universel de protection sociale. Cette disposition est mentionnée dans la nouvelle Constitution du Sénégal adoptée en 2001 à son article 17, pourtant 4 sénégalais sur 5 ne disposent d’aucune protection sociale.
Par l’initiative des communautés, quelques mutuelles de santé ont été mise en place depuis trois décennies mais elles sont confrontées à plusieurs difficultés : faiblesse de l’appui, gestion non professionnelle, produits inadaptés, marketing inefficace. Ces formes de solidarités communautaires n’arrivent pas à couvrir plus de 2% de la population cible. C’est pourquoi la grande majorité de la population sénégalaise constituée de pécheurs, de paysans, de pasteurs, d’ouvriers, d’artisans et de commerçants évoluant souvent dans le secteur informel, sont laissés à eux-mêmes quant à la prise en charge de leurs besoins socio-sanitaires. Pourtant ce sont ces mêmes populations exclues qui ont le plus besoin de couverture sociale et de solidarité en raison de la précarité de leurs conditions de vie et les risques financiers liés à la maladie auxquels ils font face.
Malgré le fait que cette population ait accès à l’épargne et au crédit, elle n’est pas bien protégée par les risques financiers liés à la maladie. Jusque-là le secteur privé de l’assurance ne s’est jamais intéressé à cette population qui aussi culturellement ne développe pas les réflexes de disposer de systèmes de couverture maladie.

Racontez l'histoire du fondateur et ce qui l'a inspiré à démarrer ce projet

Ce projet est une initiative du centre International de Développement et de Recherche (CIDR). Ayant déjà capitalisé une trentaine d’années d’expérience en matière de microassurance santé dans plusieurs pays en développement au profit de la couverture maladie des communautés exclues des systèmes formels de protection sociale, le CIDR en collaboration avec son conseiller le Cabinet CGR et la Fédération Sénégalaise des Sociétés d’Assurance initie ce projet de passage à l’échelle nationale de l’assurance maladie. Ce projet s’inscrit donc dans la politique couverture maladie universelle prônée par l’Etat qui a décidé de s’aligner aux Objectifs de Millénaire du Développement (OMD) et de couvrir au moins 50% de la population d’ici 2015.

Impact social
Décrivez les résultats positifs obtenus par votre projet ainsi que la façon dont ils sont mesurés.

o Mise en place d’un comité de pilotage du Pool des assureurs en microassurance santé sous l’égide de la Fédération Sénégalaise des Sociétés d’Assurances (FSSA)
o Organisation de l’Assemblée Générale constitutive du pool en microassurance santé (PMAS) regroupant six compagnies privées du marché sénégalais de l’assurance
o Elaboration du modèle économique et juridique du CPG et adoption des textes juridiques (Statuts et Règlement Intérieur)
o Pricing et costing d’une gamme des six produits de microassurance santé à commercialiser
o Elaboration du business plan et de la phase d’extension du projet en dehors de l’agglomération dakaroise
o Création du CPG (recrutement du personnel et l’installation physique)
o Dotation du CPG de la contrepartie financière du CIDR/AFD à titre de fonds de roulement
o Cartographie des formations sanitaires à conventionner dans l’agglomération de Dakar
o Elaboration des protocoles et conventions organisant les relations entre le CIDR, le PMAS et les Groupes Organisés du secteur informel
o Prospection de nouveaux groupes organisés à fort potentiel et acceptant la distribution des produits MAS au sein de leurs réseaux
o Elaboration de la stratégie et de la méthodologie d’appui conseil aux GO
o Elaboration du plan de communication et de marketing social en microassurance santé
o Production de supports et outils de communication et d’animation avec les GO
o Organisation d’activités de promotion de la MAS avec les GO et le public cible
o Formation des leaders des GO sur les rôles et fonctions dans la distribution des produits de MAS et la maitrise de contrats avec les acteurs privés de l’assurance
o Maintien de la veille sur le nouveau marché du secteur informel

Combien de personnes ont été touchées par votre projet ?

Entre 1 001 et 10 000

Combien de personnes pourraient être touchées par votre projet au cours des trois prochaines années ?

Plus de 10,000

Les projets gagnants possèdent un programme solide indiquant leurs prévisions de croissance. Identifiez l’objectif à atteindre au bout de six mois pour accroître vos résultats.

Dans les six mois à venir, après l'installation du Centre de gestion et le lancement des opérations, nous comptons couvrir 100 000 assurés et atteindre 320 millions de primes collectées en FCFA.

Tâche 1

Mettre en place un centre de promotion et de gestion de la microassurance santé qui est est la plateforme chargée de gérer les contrats entre les assureurs et les groupes organisés du secteur informel

Tâche 2

Mettre en place un système de circulation de l'information avec des interfaces communicants qui connectent le membre, les groupes, le CPG et les structures sanitaires(cartes magnétiques, biométriques)

Tâche 3

Campagnes médiatiques d'éducation à l'assurance pour le grand poublic (marketing social),formation sur la gestion technique de l'assurance maladie, gestion des sourcriptions et suivi des consommations

Identifiez l’objectif à atteindre au bout de 12 mois.

30 Groupes organisés de plus d'un million de membres adhèrent à l'assurance maladie, les centres de santé sont conventionnés, la demande se soins de santé estsolvable et l'accès aux soins garanti.

Tâche 1

Le Centre de Promotion et de Gestion sera équipé de logiciel de gestion des bases de données sur les adhérents, les primes collectées, les remboursements et le paiement des prestataires de soins

Tâche 2

le système de circulation de l'information va connecter les adhérents en traitant les données entre le centre de gestion, PMAS, les formations sanitaires grâce à l'usage des TIC (cartes, tel. mobile)

Tâche 3

Un appui conseil sera donné aux souscripteurs pour comprendre l'assurance et l'utilisations des services, aussi au pool des assureurs pour maitriser le nouveau marché et les contrats avec les groupes

Quelle va être l'évolution de votre projet lors des trois prochaines années ?

Le passage à l'échelle tel décrit dans le business plan est de couvrir toutes les régions du sénégal en 2012 et d'avoir un chiffre d'affaires pour les cinq années à venir suivant:
Année 1:600 000 000 FCFA,
Année 2: 1 500 000 000 FCfA,
Année 3: 2 500 000 000 FCFA,
Année 4: 3 600 000 000 FCFA,
Année 5: 4 500 000 000 FCFA
Le projet compte aider l'Etat du Sénégal à offrir au moins à 50% de la population sénégalaise une couverture maladie. Ainsi, les problèmes d'accessibilité financière aux soins de santé seront réduits, les actifs de l'informel sont mieux protégés contre les risques financiers ce qui permettra alors de réduire le niveau de pauvreté des ménages à revenus modestes.

Viabilité
Quels sont les obstacles qui pourraient entraver la réussite de votre projet et comment comptez-vous les surmonter ?

o L’insuffisant dynamisme commercial des compagnies
i. C’est l’engagement commercial des compagnies qui sera le moteur des activités du CPG. Les compagnies bénéficient toutes de contacts plus ou moins avancés avec des groupes organisés. Elles seront en mesure de concrétiser certains de ces contacts mais elles devront mesurer les difficultés d’enrôlement d’adhérents dans des mécanismes à adhésion volontaire. Elles devront également s’habituer à des échelles de prime nominale bien moins élevées que dans leurs activités traditionnelles.
ii. Les apports d’effectifs liés aux groupes organisés démarchés par le projet représentent des effectifs importants et en mesure de générer une partie des ressources nécessaires au fonctionnement du CPG.
iii. Les perspectives représentées par la diversification des activités par la gestion de fonds publics d’achat ont bien été enregistrées par les compagnies qui y voient une stratégie commerciale intéressante pour rentabiliser leurs investissements (les masses financières à gérer sont de nature à apporter une rémunération importante au CPG).
o L’insuffisante cohésion du pool
i. Il est important de noter que le nombre important de compagnies regroupées au sein du pool peut entraîner des risques de désaccord qui auraient un impact sur le bon fonctionnement du CPG. Ce risque n’est pas considéré comme majeur par les compagnies qui ont l’habitude de travailler ensemble au sein de divers pools (TPV, OMVS, OMVG, Carte Brune UEMOA…)
ii. Ces différentes expériences devraient contribuer à amoindrir la sensibilité de ce risque.
o L’insuffisance des moyens financiers
i. Si les compagnies devaient par souci de rentabilité rapide minimiser les besoins en ressources financières du CPG, il est à craindre que le fonctionnement du CPG ne soit pas optimal.
ii. Les compagnies ont été sensibilisées à cet élément crucial de la fonctionnalité du centre.
o Les difficultés à passer des conventions avec les prestataires de santé
i. Le passage de conventions entre le CPG et les prestataires de santé publics est un sujet également très sensible quant à la mise en œuvre opérationnelle des procédures de gestion et de mise en œuvre des mécanismes de tiers payant.
ii. Les récentes difficultés rencontrées par certaines mutuelles de santé avec des prestataires publics renforcent ce risque.
iii. L’appui du Ministère de la Santé sera recherché et la CAF-SP a déjà été sensibilisée à ce sujet.
o Les difficultés à déployer le SCI
Les difficultés à déployer le SCI tiennent en deux éléments principaux :
i. Les difficultés rencontrées dans le développement du SIG (temps de réalisation plus long que les besoins de terrain, difficultés dans la mobilisation des fonds, indisponibilité de solutions techniques appropriées au budget disponible et aux fonctionnalités attendues…)
ii. Les difficultés rencontrées dans le déploiement sur le terrain du SCI (indisponibilité de liaisons GSM, mauvaise volonté des agents de santé, qualité insuffisante des enregistrements de données…)
iii. Les risques liés au SCI devront particulièrement être suivis.
o Les compagnies profitent du projet comme d’un réservoir d’idées
i. La participation formelle au PMAS réduit la probabilité d’occurrence de ce risque car même si des compagnies ont souhaité profiter de l’appui technique extérieur pour acquérir des informations et un savoir-faire, elles ne pourraient pleinement en profiter sans avoir à investir dans une capacité autonome de gestion. Cela tempère donc ce risque.
o Le manque de confiance des GO envers les assureurs se traduisant par le fait que les compagnies d’assurance privées sont vues comme des groupes d’intérêt motivés uniquement par le souci de gain financier au détriment des objectifs de couverture sani-taire.
i. Le travail d’intermédiation du projet entre les GO (transparence des informa-tions, maintien des contacts, confirmation du niveau de prix des produits) per-mettent de lever ce risque. Les GO ont clairement exprimé leur souhait de nouer des relations d’affaires en ce qui concerne la distribution directe des pro-duits d’assurance maladie proposés par les compagnies privées. Certains GO op-tant même pour une délégation de gestion au CPG en sachant qui en sont les propriétaires.
o Le nombre de groupes organisés est trop important
i. Le dimensionnement du projet est insuffisant pour faire face à la demande. Ce risque persiste car si les huit ou neuf assureurs, au même moment, communi-quent les coordonnées des GO qu’ils ont démarchés ou prospectés, la demande en appui-conseil débordera les capacités de réponse mise en place par le projet.
ii. La stratégie d’appui-conseil d’anticipation et plus globale car impliquant les courtiers, commerciaux et agents marketing des compagnies, est en train d’être mise en place en vue d’atténuer cet aléa.
o Le manque de leadership pour porter le projet au sein des GO ;
i. ce risque persiste car les responsables des groupes (membres organes de direc-tion, administrateurs, comités de suivis) sont les premiers interlocuteurs du pro-jet au sein des groupes. Leur bonne compréhension des enjeux du projet et l’exercice de leur rôle de leadership (crédibilité, influence, compétences) sont indispensables dans la mobilisation des groupes et la mise en place de méca-nismes efficaces de distribution des produits de MAS. Ces leaders et leurs relais constituent un maillon indispensable dans la mobilisation du groupe. Une bonne formation en MAS et la mise en place d’un dispositif de suivi sont nécessaires dans la conduite du projet.
ii. La capitalisation continue de la méthodologie d’appui et de ses résultats auprès des premiers groupes appuyés, identification des bonnes pratiques.
o Le mode opératoire est mal maîtrisé par les collaborateurs des GO
i. ce risque persiste en raison du fait que le projet utilisera plusieurs nouvelles technologies notamment le Système de Communication et d’Information (SCI), le logiciel de gestion MANOBI avec ses interfaces de connexion internet et in-tranet. Ces technologies quoique efficaces nécessitent une maîtrise et un bon usage par les agents des groupes organisés ou les collaborateurs des compa-gnies. Les GO ont tout aussi besoin de maîtriser la relation partenariale et le ca-dre contractuel en cas de délégation de gestion en vue de tirer meilleur profit de l’activité MAS.
ii. Les formations à l’utilisation des technologies du SIC seront réalisées une fois celles-ci disponibles. Des séances de formations sont également prévues pour permettre aux responsables des GO de maîtriser le contenu des contrats. Une ligne verte sera mise en place. Elle servira entre autres pour répondre aux ques-tions des collaborateurs des GO.
o Les groupes organisés ne s’impliquent pas suffisamment dans les fonctions de front office
i. ce risque persiste car les responsables des GO devront être convaincus de l’importance de leur implication et devront démontrer une constance dans l’effort de promotion et de distribution des produits de MAS en vue de fédérer des effectifs importants, de respecter les objectifs de taux de couverture.
ii. La mise en place d’une commission recherche développement, participation de délégués des groupes à cette commission, programmation de réunions périodi-ques avec le CPG. Ces réunions permettront au délégué de mieux maîtriser l’activité, ce qui améliorera la communication interne au sein du GO.
o Le manque de motivation des agents du front office
i. les préposés aux tâches du front office peuvent se rendre compte dans la mise en œuvre du SAM que leur charge de travail a été mal évaluée comparée à la faible rémunération des commissions retenues, 5 % des cotisations encaissées. En outre, des conflits d’intérêts dans la répartition et la gestion des frais de commissions peuvent surgir au sein du GO et démotiver des agents du front of-fice.
ii. Activités programmées : Evaluation des profils et compétences, de la répartition des rôles et responsabilités dans la distribution, définition des clefs de répara-tion des dividendes et des commissions perçus au sein des groupes, rétro-information des agents sur les services rendus par le produit sont le gage d’une intégration harmonieuse des nouvelles activités liées à la MAS.
o La non prise en compte de la satisfaction des usagers/clients des SAM
i. le plus souvent on se contente de prendre la perspective du prestataire, de l’agent-partenaire (assureurs) dans l’évaluation des résultats du projet. Ce pro-jet met en relation deux types d’acteurs aux pouvoirs inégaux (assureurs et GO) sans compter le tiers que constitue le prestataire de soins. Mais en matière de MAS, le point de vue du consommateur est à prendre en compte en priorité. Le service après-vente (remboursements, rejets), les feed-back, les enquêtes de sa-tisfaction doivent être une composante essentielle des activités du projet afin de réaliser les ajustements nécessaires.
ii. La mise en service d’une ligne verte, évaluations périodiques (sur la rapidité des prises en charges, la réactivité du système). Les résultats des enquêtes seront exploités par la commission recherche développement.

Quels sont vos différents partenariats ?

La pluralité des objectifs du projet implique de s’appuyer sur des partenaires différents, selon leurs secteurs d’activités et leurs compétences :
➢ Le CIDR qui est maître d’ouvrage, doté d’une trentaine d’années d’expérience en micro-assurance, appuie les compagnies d’assurance à mettre en place un Centre de Promotion et de Gestion des produits de micro-assurance. Le CIDR détache une assistance technique permanente qui est plus particulièrement en charge de l’appui aux groupes de clients et à l’organisation de leur participation à la diffusion des produits.
➢ CGR est un cabinet de conseils privé avec qui le CIDR passe un contrat de prestations de services lui confiant l’appui à l’accompagnement du secteur des assurances qui relève de son domaine de compétences.
➢ La Fédération des Sociétés Sénégalaises d’Assurance (FSSA) et les assureurs privés (NSIA Sé-négal, SALAMA, ASS, AMSA, CGA, CNART, COLINA, ASKIA et SONAM) accompagnés par leur conseil, le cabinet CGR, vont proposer des produits de micro-assurance adaptés aux besoins des membres de groupes organisés du secteur informel.
➢ Les Groupes Organisés (GO) qui regroupent des IMF, des syndicats, des mutuelles de santé existantes et autres associations à base de membres du secteur informel, qui sont les « futurs usagers » du CPG, ont la possibilité :
. soit de signer directement des contrats avec les assureurs,
. soit de créer leur mutuelle de santé et de distribuer les produits des assureurs,
. soit d’intégrer le produit des assureurs dans la garantie de la mutuelle et de la réassurer,
. soit de déléguer au CPG des tâches de gestion qu’elles ne font pas ou mal.
➢ Le Centre de Promotion et de Gestion (CPG) sera responsable de la conception et de la gestion des produits de micro-assurance, de leur promotion, de la collecte des cotisations et de la contractualisation avec les structures de soins. A la fin du projet, le centre de promotion et de gestion une fois créé sera le maître d’ouvrage désigné auquel le projet apportera une assistance.
➢ Le Ministère de la Santé à travers la CAFSP (Cellule d’Appui au Financement de la Santé et au Partenariat) est membre du comité de pilotage du projet. Le Ministère de la Santé exécute la politique socio-sanitaire de l’Etat du Sénégal. De ce point de vue, il apporte un appui stratégique dans la définition et la facilitation de la contractualisation, l’acceptation du système du tiers-payant par les formations sanitaires sous sa tutelle. Par ces mesures, le Ministère de la Santé vise l’extension de la couverture maladie et l’atteinte des OMD à l’horizon 2015.

Expliquez vos choix.

Le projet dans cette phase actuelle est soutenbu par l'Agence Française de Développement (AFD) qui a octroyé une subvention au Centre International de Développement et de Recherche (CIDR). Ce financement est accordé depuis 2009 dans le cadre de la Facilité d'Innovation Sectorielle aux ONG françaises pour initier ce projet pilote. Le financement prend fin en décembre 2012. Et nous sommes à la recherche de partenaires financiers et de sponsors pour développer les technologies de l'information afin de bien gérér le système de microassurance santé par l'utilisation des cartes magnétiques, les appareils de reconnaissance biométriques, l'usage du téléphone mobiles pour le paiement des primes, le paramétrage du logiciel de gestion des bases de données de suivi des adhésions et des consommations. Le financement à trouver prendra aussi en charge les campagnes de formation du personnel de front office des groupes organisés du secteur informel impliqués dans la distribution des produits, des centres de santé et du pool des assureurs de même que la campagne nationale d'information et de communication sur l'assurance maladie (marketing social). Il est attendu une contrepartie financière provenant des assureurs pour aussi participer à la mise en place du Centre de gestion dont ils serons propriétaires après le retrait du projet à la suite de la phase de consolidation.

Comment pensez-vous pouvoir consolider votre projet au cours des trois prochaines années ?

La consolidation de notre projet passe obligatoirement par une formation de tous les acteurs impliqués dans la promotion et la gestion de la microassurance santé. D'abord la mise en place d'un pool de six compagnies permet la coassurance et la mise en commun des ressources techniques et financières, la mise en commun des stratégies de pénétration du nouveau marché. En plus la mise en place de logiciels et d'outils de gestion des bases de données est indispensable puisque le secteur informel est immense (plus de 80% de la population) et les données sur les membres sont incomplètes voire inexistantes. Un cadre national de pilotage du projet de développement de la microassurance santé sera mis en place regroupant le pool des assureurs qui porte le risque, le centre de promotion et de gestion qui gère les contrats et suit le risque (production d'indicateurs et de base de données), les groupes qui demandent des produits d'assurance santé et qui les distribuent dans leurs réseaux, les formations santaires qui accueillent les clients, usagers et malades et qui prodiguent des soins. Dans ce cadre, le ministère de la santé et les partenaires du projet vont sièger afin de bien piloter l'initiative pour que les relations soient transparentes et équilibrées. Les six assureurs du pool (NSIA, ASKIA, SALAMA, CGA, CNART, ASS) ont explicitement annoncé leur intention de répliquer l’approche en cas de succès au Sénégal. Le niveau d’engagement des assureurs a pu être apprécié à travers des instances régionales comme la FANAF qui a inscrit dans son agenda le développement de la microassurance.

Enjeux
Quels problèmes liés à la santé et au bien-être votre projet tente-t-il de résoudre ?
Veuillez sélectionner trois réponses par ordre d'importance (notées de 1 à 3 par ordre de pertinence).

PRIMAIRE

Manque d'assurance / d'options de financement des soins de santé

SECONDAIRE

Accès limité à des informations et des formations sanitaires pertinentes

TERTIAIRE

Normes culturelles limitatives

Veuillez décrire la façon dont votre projet s'attaque spécifiquement aux problèmes cités ci-dessus.

le projet innove par la distribution de produits de microassurance santé adaptés aux besoins et aux revenus des nombreux ménages du secteur informel. Cela permet à plus de 80% de la population d'avoir une solution de couverture maladie. Le projet permet au sénégal et au système de santé d'avoir désormais une demande en soins de santé solvable. Avec une assurance, sont abolies les pratiques courantes tels que le renoncement aux soins, l'automédication, la vente de biens du ménage pour se soigner, le détournement des prêts, l'utilisation de l'épargne, le recours aux guérisseurs, la mendicité, le recours à la solidarité familiales. Les populations assurées accèdent plus vite et mieux aus soins de santé. Nos coutumes dominées par le fatalisme, l'imprévoyance, l'insouciance seront abolies.

De quelle façon faites-vous croître l'impact de votre organisation ou de votre projet ?
Veuillez sélectionner trois moyens potentiels par ordre d'importance (notés de 1 à 3 par ordre de pertinence).

PRIMAIRE

SECONDAIRE

Croissance géographique: dans plusieurs pays

TERTIAIRE

Exploitation des nouvelles technologies

Veuillez indiquer les activités actuellement en place ou devant être mises en place dans un futur proche pour stimuler votre croissance.

- l'utilisation des nouvelles technologies pour bien gérer les flux de données des assurés et de leurs groupes vers le centre de gestion et aussi provenant des formations sanitaires qui accueillent les clients et malades
- la mise en place d'un logiciel de gestion des bases de données et permettant la production d'indicateurs de suivi et la rétrocession d'information sur les contrats d'assurance santé
- L'élaboration de campagne de communication de masse pour l'éducation du consommateur en assurance
- la formation du personnel de gestion du centre, du pool des assureurs et des agents du front office en contact avec les clients du secteur de l'informel
- la mise en place d'un cadre juridique favorisant le développement de la microassurance santé et la protection du consommateur

Êtes-vous en collaboration avec : (plusieurs réponses possibles)

Organisme gouvernemental , un fournisseur de technologie, une ONG/organisation à but non lucratif, une entreprise à but lucratif.

Si oui, dans quelle mesure ces partenariats ont-ils contribué à la réussite de votre projet ?

- L'ONG CIDR apporte l'appui conseil en développement de produits de microassurance santé et en accompagnement des groupes du secteur informel
- le pool des assureurs porte le risque en assurance et met en place une plateforme de gestion s'occupant de la gestion des contrats et du suivi des indicateurs de risque,
- le Ministère de la santé met en place un cadre juridique, une politique en faveur de la protection sociale des ménages à revenus modestes et les agréments pour le développement de la nouvelle activité
- les fournisseurs de technologies élaborent et mettent en place des des logiciels et des systèmes de circulation de l'information (puces, cartes magnétiques, systèmes de reconnaissance biométriques, réseaux téléphones) pour la gestion des données de souscriptions, de paiements