Maesy

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Ville de résidence

DAKAR

Pays de résidence

Sénégal

Nom de votre structure ou initiative

Maesy

Quel est votre rôle au sein de l’initiative ?

Fondatrice

Dans quelle catégorie vous reconnaissez-vous ?

jeune_entrepreneur_social

Quel problème concret lié au sport votre initiative cherche-t-elle à résoudre ?

Au Sénégal, beaucoup de femmes et de filles restent à l’écart de la natation et des activités nautiques, alors que le pays a un littoral immense. Les causes principales : le manque de tenues adaptées à la pudeur et au confort, la pression sociale et culturelle, le coût et le peu d’espaces accessibles, et l’absence de programmes pensés pour elles. Résultat : moins d’activité physique, moins de confiance en soi, et un risque plus élevé face à la noyade. Il est important de le résoudre parce que savoir nager est une compétence de sécurité autant qu’un droit au sport.

Décrivez le problème, ses causes principales et pourquoi il est important de le résoudre.

Au Sénégal, de nombreuses femmes et filles sont tenues à l’écart de la natation et des activités nautiques, alors que le pays possède un vaste littoral. Les causes principales sont le manque de tenues adaptées à la pudeur et au confort, la pression sociale et culturelle, le coût et la rareté des espaces accessibles, et l’absence de programmes pensés pour elles avec un encadrement qualifié. Ce problème est important à résoudre : savoir nager est une compétence de sécurité qui peut sauver des vies, notamment dans les zones côtières, et le sport est aussi un levier de santé, de confiance en soi et d’égalité. Garantir aux femmes et aux filles un accès égal à l’eau, c’est protéger leur sécurité et leur donner les mêmes chances de s’épanouir.

Qui sont les personnes ou communautés directement affectées par ce problème ?

Les filles et les femmes, en particulier celles qui portent le voile ou qui sont gênées de se baigner, dans les quartiers côtiers et urbains. Les familles sont aussi concernées, car elles s’inquiètent pour la sécurité de leurs enfants près de l’eau.

Comment savez-vous que ce problème existe ?

Je le constate à travers les demandes de mes amies , des connaissances , qui me disent l acces a la piscine m a ete interdit a cause de mon acoutrement et y a d autres qui ne veulent pas etre a moitie nues devant des inconnus surtout en presence d 'hommes . J’ai échangé avec une dizaines de femmes à dakar qui disent éviter la plage ou la piscine faute de tenue adaptée ou par gêne. et aussi j ai remarque que fasse en dnager sur la mer les filles et femmes sont plus a risques faute elles ne savent pas nager.

Décrivez les données, observations de terrain, témoignages, recherches ou expériences qui vous permettent de l’identifier.

Le problème est visible dans les chiffres comme sur le terrain. En 2021, le Sénégal a enregistré 347 cas de noyade, et entre janvier et fin juillet 2025, la Brigade nationale des sapeurs-pompiers a secouru 106 victimes, dont seulement 33 ont été repêchées vivantes, avec une moyenne d’âge de 16 ans. Les sapeurs-pompiers relèvent aussi une « féminisation » des victimes : neuf femmes sur la période, contre aucune l’année précédente. Les maîtres-nageurs alertent de leur côté sur des plages très fréquentées de la banlieue dakaroise, souvent sans surveillance.

Décrivez votre solution en 5 lignes maximum. (Que faites-vous ? Comment ? Pour qui ? Avec quels partenaires ?)

Maesy rend le sport aquatique accessible aux femmes et aux filles grâce à des tenues de bain couvrantes adaptées et à des séances d’initiation à la natation dans un cadre sûr et respectueux. Nous formons des groupes de 30 filles avec un éducateur qualifié sur 10 semaines, en partenariat avec une Institution (piscine/club/association). Des places gratuites ou subventionnées garantissent l’accès aux plus modestes. Nous mesurons le nombre de filles capables de nager à la fin du programme.

En quoi votre approche est-elle innovante ou différente de ce qui existe déjà ?

Au lieu de se limiter à des cours de natation, Maesy relie les deux obstacles principaux : la tenue adaptée et l’espace sécurisé. Nous partons des besoins exprimés par les femmes elles-mêmes, avec une approche locale, pudique et accessible, qui n’existe pas à grande échelle au Sénégal.

Depuis combien de temps votre initiative existe-t-elle ?

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Quels résultats avez-vous déjà obtenus ?

Le projet est au stade de concept : nous lançons le programme pilote dans les 8 à 12 semaines après la sélection

À quels Objectifs de développement durable (ODD) votre initiative contribue-t-elle et comment ?

ODD 5 (égalité entre les sexes) : accès équitable des femmes au sport. ODD 3 (bonne santé et bien-être) : activité physique et prévention des noyades. ODD 10 (inégalités réduites) : places subventionnées pour les plus modestes. ODD 4 ou 11, en option, pour l’apprentissage et les espaces sûrs.

Qui compose votre équipe et quelles sont les principales responsabilités de chacun ?

Je suis fondatrice : je pilote la vision, la conception des tenues et le programme. Adja s’occupe de la gestion clientèle , Aicha du marketing et communication. Un éducateur/maître-nageur qualifié encadre les séances.

Quels partenaires, organisations ou acteurs locaux sont déjà impliqués ou pourraient l’être ?

Nous sollicitons : une piscine ou un club de natation, la fédération sénégalaise de natation, des associations féminines ou de quartier, des écoles, des mairies, des maîtres-nageurs ou des sauveteurs.

En quoi votre initiative peut-elle contribuer à l’héritage social, environnemental ou économique des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 ?

Les Jeux Olympiques de la Jeunesse placent la jeunesse au cœur de Dakar 2026. Notre initiative laisse un héritage durable : des filles formées à la natation, des éducatrices locales et des espaces où le sport est ouvert à toutes. Après les Jeux, le programme continue grâce aux partenariats locaux et à un modèle de places subventionnées financé en partie par les ventes de Maesy.

Selon vous, comment le sport peut-il devenir une infrastructure durable au service d’un développement plus inclusif, plus résilient et porté par les communautés au Sénégal, pendant Dakar 2026 et bien après les Jeux ?

Pour qu’il dure, le sport doit reposer sur des communautés qui le portent : des éducatrices formées localement, des lieux partagés et des modèles économiques qui financent l’accès des plus modestes. En rendant le sport aquatique accessible aux femmes, on renforce la sécurité, la santé et la confiance, ce qui rend les quartiers plus résilients, pendant les Jeux et bien après.

Discussion

TEAM MEMBERS

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Ndeye Marieme SY