Ville de résidence
Thiès
Pays de résidence
Sénégal
Nom de votre structure ou initiative
Plateau JOJ
Quel est votre rôle au sein de l’initiative ?
Fondateur et coordinateur. Je pilote la conception du plateau, les partenariats avec les fédérations et le programme de découverte des sports.
Dans quelle catégorie vous reconnaissez-vous ?
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Quel problème concret lié au sport votre initiative cherche-t-elle à résoudre ?
Le Sénégal accueille 25 sports aux JOJ Dakar 2026, mais la plupart des jeunes Sénégalais n'en ont jamais pratiqué la moitié. En dehors du football et du basket, il n'y a presque pas de terrains, de salles ni de matériel accessibles. Des sports comme le tennis restent réservés à ceux qui peuvent payer.
Décrivez le problème, ses causes principales et pourquoi il est important de le résoudre.
Les JOJ de Dakar réunissent 25 sports et 153 épreuves, du 31 octobre au 13 novembre 2026 . Pour la plupart de ces disciplines, le Sénégal manque des bases. Trois causes principales : 1. Des infrastructures concentrées sur deux sports : les investissements vont d'abord au football et au basket. Les autres sports n'ont souvent ni pistes, ni salles, ni terrains adaptés, surtout en région. 2. Un matériel trop cher : raquettes, filets, tatamis, vélos ou armes d'escrime sont hors de portée des familles et de beaucoup de clubs. 3. Des fédérations jeunes ou fragiles : certaines disciplines n'ont même pas encore de fédération, seulement un comité de promotion. C'est important maintenant : après le 13 novembre, si rien ne change, la curiosité née des Jeux retombera faute de lieux où pratiquer. Médaillé olympique en 1988, Amadou Dia Ba rappelle que les athlètes sénégalais vivent « le manque d'infrastructures » (allAfrica).
Qui sont les personnes ou communautés directement affectées par ce problème ?
• Les élèves et étudiants de 10 à 25 ans, qui ne découvrent que les sports déjà équipés. • Les jeunes de familles modestes, exclus des sports « chers » comme le tennis. • Les filles, qui ont moins accès aux sports collectifs de contact. • Les jeunes des régions, éloignés des rares installations de Dakar. • Les fédérations des sports peu développés, qui manquent de pratiquants pour détecter des talents.
Comment savez-vous que ce problème existe ?
Nous sommes des sportifs de compétition et nous avons joué dans plusieurs régions. Partout, nous voyons les mêmes manques : pas de piste, pas de salle assez grande, pas de matériel de qualité. Les articles de presse et les responsables fédéraux confirment ce constat.
Décrivez les données, observations de terrain, témoignages, recherches ou expériences qui vous permettent de l’identifier.
Badminton Fédération créée en 2020, présente dans 11 régions, 247 professeurs d'EPS formés, mais des difficultés financières Source : allAfrica Aviron Pas de fédération, un comité de promotion installé en août 2026 ; certains rameurs ne pratiquent que depuis un an Source : Le Soleil Wushu Plus de 15 000 licenciés, mais « le manque d'infrastructures adaptées, de temps d'entraînement et de moyens financiers » Source : Dakaractu Baseball5 Sport créé en 2017, presque inconnu au Sénégal, au programme des JOJ Source : Wikipédia Athlétisme Très peu de pistes : la plupart des régions n'en ont pas pour s'entraîner Source : Constat personnel Boxe, taekwondo, judo, escrime, gymnastique Manque de salles assez grandes et de matériel de qualité Source : Constat personnel Escrime, beach-volley, triathlon, cyclisme Manque de matériel Source : Constat personnel Tennis (hors JOJ) Pratique perçue comme réservée aux familles aisées Source : Constat personnel
Décrivez votre solution en 5 lignes maximum. (Que faites-vous ? Comment ? Pour qui ? Avec quels partenaires ?)
Plateau JOJ installe, dans les écoles et les universités, un seul terrain polyvalent où l'on pratique gratuitement plusieurs sports des JOJ. Sur la même surface, des lignes de couleur et des poteaux réglables permettent de jouer. Le programme « Un mois, un sport JOJ » fait découvrir chaque discipline
En quoi votre approche est-elle innovante ou différente de ce qui existe déjà ?
• Un terrain, plusieurs sports olympiques : au lieu de construire un équipement par discipline, on mutualise une seule surface. C'est moins cher, plus rapide et adapté aux cours d'école. • Des versions accessibles de sports « chers » : l'AirBadminton se joue dehors, le Baseball5 n'a besoin que d'une balle, et le mini-tennis ôte au tennis son image de sport de riches. • La découverte avant la compétition : « Un mois, un sport JOJ » fait tourner les disciplines. Chaque jeune essaie au moins cinq sports dans l'année et choisit celui qui lui plaît. • Les fédérations vont vers les jeunes : chaque mois, une fédération vient animer les séances et repérer des talents, sans avoir à construire sa propre infrastructure. • Un modèle duplicable : un plan type, une liste de matériel et un calendrier d'animation, reproductibles dans chaque région.
Depuis combien de temps votre initiative existe-t-elle ?
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Quels résultats avez-vous déjà obtenus ?
Plateau JOJ est au stade de l'idée et du concept. Il est né de notre expérience de sportifs et du constat partagé à l'approche des JOJ de Dakar. • Une étude des 25 sports des JOJ et de leur situation au Sénégal (Q10). • Un plan d'usage du plateau, construit avec les dimensions officielles de l'AirBadminton et du Baseball5.
À quels Objectifs de développement durable (ODD) votre initiative contribue-t-elle et comment ?
Plateau JOJ répond d'abord à l'axe « sport inclusif et égalité d'accès », et touche aussi le sport vert et la cohésion. 3 – Bonne santé et bien-être Pratique régulière et gratuite de nouveaux sports 4 – Éducation de qualité Plateau dans les établissements, cycles intégrés à l'EPS 5 – Égalité entre les sexes Sports sans contact et mixtes (AirBadminton, Baseball5 mixte) 10 – Inégalités réduites Des sports perçus comme « chers » rendus gratuits 11 – Villes et communautés durables Un espace partagé au lieu de plusieurs terrains 12 – Consommation et production responsables Mutualisation, matériel partagé et entretenu
Qui compose votre équipe et quelles sont les principales responsabilités de chacun ?
Nous sommes une équipe d'étudiants et de sportifs qui pratiquent en compétition. Nous connaissons les manques du terrain, et nous savons concevoir et gérer un équipement. Mohamed Aminou Niang Fondateur et coordinateur Pilotage, partenariats, pitch Amadou Moustapha Thiam Responsable infrastructure Plan du plateau, traçage, choix du revêtement, entretien Ouleye Ndiaye Responsable programme sportif et inclusion Calendrier « Un mois, un sport JOJ », lien avec les fédérations Créneaux filles, lien avec les établissements publics
Quels partenaires, organisations ou acteurs locaux sont déjà impliqués ou pourraient l’être ?
Établissement d'accueil à Thiès Site du plateau, intégration aux cours d'EPS Fédération sénégalaise de badminton Ciblée Cycles d'AirBadminton, formation d'animateurs (247 professeurs d'EPS déjà formés) Comité national de promotion de l'aviron Ciblé Station et initiations d'aviron indoor Fédérations de tennis de table, de baseball, de volley-ball et d'athlétisme Ciblées Animation des cycles mensuels, détection CNOSS et COJOJ Ciblés Label JOJ, ambassadeurs athlètes Programme « En route pour les JOJ Dakar 2026 » (Ambassade de France, COJOJ, CNOSS) Ciblé Volet infrastructures et inclusion des jeunes par le sport Mairie de Thiès Ciblée Autorisations, extension vers des espaces publics Sponsor privé (télécom, banque, équipementier) Ciblé Financement du matériel, nom donné au plateau
En quoi votre initiative peut-elle contribuer à l’héritage social, environnemental ou économique des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 ?
Pendant deux semaines, les Sénégalais vont découvrir 25 sports. Plateau JOJ leur permet de continuer à les pratiquer, chez eux, après le 13 novembre. • Héritage social : des sports jusqu'ici réservés à quelques-uns deviennent gratuits et accessibles aux filles comme aux garçons, dans les établissements publics. • Héritage sportif : les fédérations jeunes, comme le badminton ou l'aviron, gagnent des pratiquants et des lieux de détection. Le prochain athlète olympique sénégalais pourrait découvrir son sport sur un plateau. • Héritage environnemental : un seul équipement pour plusieurs sports, c'est moins de béton, moins d'espace consommé et du matériel partagé. • Héritage économique : des emplois d'animateurs sportifs locaux, et un modèle peu coûteux que les collectivités peuvent reproduire.
Selon vous, comment le sport peut-il devenir une infrastructure durable au service d’un développement plus inclusif, plus résilient et porté par les communautés au Sénégal, pendant Dakar 2026 et bien après les Jeux ?
Selon nous, une infrastructure sportive est durable quand elle sert le plus de monde possible, le plus souvent possible. Au Sénégal, on a surtout construit pour un ou deux sports. Il faut maintenant construire pour tous les sports et pour tous les jeunes. Cela suppose trois conditions, en deux temps. 1. Plus inclusif : un terrain pour tous les sports et pour toutes et tous. La diversité des disciplines attire des profils différents : celui qui n'aime pas le football peut trouver son sport. Des versions accessibles (AirBadminton, Baseball5, mini-tennis) suppriment la barrière de l'argent. 2. Plus résilient : mutualiser plutôt que multiplier. Un équipement polyvalent coûte moins cher à construire et à entretenir, et reste utilisé même quand un sport passe de mode. S'il est construit en dalles modulaires, il peut aussi être déplacé et réparé. 3. Porté par les communautés : l'école et le quartier aux commandes. Chaque plateau a un comité de gestion (établissement, élèves, parents). Des jeunes formés deviennent animateurs, et les fédérations viennent à eux. 4. Pendant Dakar 2026 : prolonger l'émotion des Jeux. Profiter de l'attention autour des JOJ pour faire essayer « les sports qu'on voit à la télé », et inviter des athlètes des JOJ comme parrains. 5. Après les Jeux : un plateau par région. Après le pilote, nous visons un plateau dans chacune des 14 régions. Chacun accueille des « mini-JOJ » annuels entre établissements. Les JOJ ont fait venir 25 sports au Sénégal. Plateau JOJ veut qu'ils y restent.
