Ville de résidence
Guédiawaye Wakhinane Nimzatt
Pays de résidence
Sénégal
Nom de votre structure ou initiative
RED-Filles for Sport
Quel est votre rôle au sein de l’initiative ?
Coordonnatrice et Lead
Dans quelle catégorie vous reconnaissez-vous ?
jeune_entrepreneur_social
Quel problème concret lié au sport votre initiative cherche-t-elle à résoudre ?
L’initiative Redfilles cherche à résoudre le problème de l’accès limité des filles et des jeunes femmes à la pratique sportive, notamment en raison des préjugés socioculturels, du manque d’infrastructures adaptées, du manque de soutien familial et du faible accès aux opportunités sportives. Elle vise à lutter contre les inégalités de genre dans le sport, à encourager la participation des filles aux activités physiques et à créer un environnement inclusif, sûr et motivant où elles peuvent développer leur confiance en elles, leur leadership et leur bien-être grâce au sport.
Décrivez le problème, ses causes principales et pourquoi il est important de le résoudre.
Au Sénégal, de nombreuses adolescentes rencontrent des difficultés pour gérer leurs menstruations dans de bonnes conditions, notamment à l’école et dans les espaces de pratique sportive. Le manque d’informations fiables sur le cycle menstruel, l’accès limité aux protections adaptées, l’insuffisance d’espaces privés et équipés, ainsi que les tabous sociaux, les moqueries et la stigmatisation peuvent entraîner de l’inconfort, de la gêne et un retrait temporaire de certaines activités scolaires, physiques et sociales. Les causes principales sont le manque d’infrastructures adaptées, les contraintes économiques qui limitent l’accès aux produits menstruels, l’insuffisance d’éducation à la santé menstruelle et la persistance de normes sociales qui rendent les règles difficiles à aborder ouvertement. Dans le sport, la crainte des fuites, du jugement ou de l’inconfort peut également freiner la participation des filles. Il est important de résoudre ce problème parce que les menstruations ne devraient jamais constituer un obstacle à l’éducation, à la santé, à la dignité ou à la participation sportive des adolescentes. En agissant sur l’accès aux ressources, l’information et la mobilisation de la communauté scolaire, RED-Filles veut contribuer à réduire les obstacles liés aux menstruations, renforcer la confiance et l’autonomie des filles et favoriser leur maintien à l’école ainsi que leur participation aux activités physiques et sociales. L’enjeu est de créer des environnements plus sûrs, inclusifs et bienveillants où chaque fille peut apprendre, bouger et s’épanouir sans honte ni discrimination.
Qui sont les personnes ou communautés directement affectées par ce problème ?
Les personnes directement affectées sont principalement les adolescentes âgées de 10 à 18 ans, en particulier celles scolarisées dans les établissements publics de la Commune de Wakhinane Nimzatt, au Sénégal, qui rencontrent des difficultés pour gérer leurs menstruations dans des conditions adéquates. Le manque de protections menstruelles adaptées, d’espaces confidentiels et d’informations fiables peut affecter leur confort, leur confiance en elles, leur assiduité scolaire et leur participation aux activités physiques et sportives. Les filles issues de ménages disposant de ressources limitées sont particulièrement susceptibles de rencontrer des obstacles d’accès aux produits menstruels et aux équipements nécessaires. Les garçons, les enseignants, les parents et les responsables scolaires sont également concernés, car leur niveau d’information et leurs attitudes influencent directement l’environnement dans lequel les adolescentes vivent leurs menstruations. À travers RED-Filles, ces acteurs seront mobilisés comme alliés pour favoriser une meilleure compréhension de la santé menstruelle, lutter contre les tabous et les discriminations et créer des environnements scolaires et sportifs plus inclusifs. Le projet pilote prévoit d’accompagner directement 250 adolescentes dans une école de Wakhinane Nimzatt, avec l’ambition de développer progressivement un modèle reproductible au bénéfice d’autres établissements et communautés.
Comment savez-vous que ce problème existe ?
Nous savons que ce problème existe grâce à nos échanges avec les acteurs communautaires et éducatifs, à l’identification des besoins des adolescentes et aux difficultés observées autour de la santé et de l’hygiène menstruelles en milieu scolaire. Les tabous, le manque d’informations adaptées et les difficultés d’accès aux protections et aux espaces appropriés constituent des préoccupations auxquelles RED-Filles souhaite apporter une réponse concrète. Dans le cadre de la préparation du projet pilote dans la Commune de Wakhinane Nimzatt, nous engageons des échanges avec les acteurs locaux, notamment la commune et les établissements scolaires, afin de mieux comprendre les besoins, d’identifier les ressources disponibles et de préparer une intervention adaptée. Le projet prévoit également de recueillir des données de référence auprès des bénéficiaires et, avec l’accord de l’établissement, d’examiner les données disponibles sur l’absentéisme lié aux menstruations. Cette démarche permettra de documenter plus précisément l’ampleur du problème dans l’établissement pilote, de vérifier les besoins exprimés par les adolescentes et de mesurer les premiers résultats de RED-Filles. Nous souhaitons ainsi fonder notre intervention sur les réalités locales, les témoignages des personnes concernées et des indicateurs concrets, plutôt que sur des suppositions.
Décrivez les données, observations de terrain, témoignages, recherches ou expériences qui vous permettent de l’identifier.
L’identification du problème s’appuie sur l’expérience acquise dans la mise en œuvre de projets à impact social, les échanges préparatoires avec les acteurs locaux et éducatifs, ainsi que sur les recherches relatives à la santé et à l’hygiène menstruelles et à leurs effets sur la participation scolaire des adolescentes. Les difficultés d’accès aux protections menstruelles adaptées, le manque d’espaces confidentiels et les tabous entourant les règles peuvent limiter la présence des filles en classe, mais également leur participation aux activités sportives et récréatives. La peur des fuites, l’inconfort, le manque d’informations et le regard des autres peuvent notamment freiner leur engagement dans les cours d’éducation physique et les activités sportives collectives, pourtant importantes pour la santé, la confiance en soi, le leadership et l’inclusion sociale. Dans le cadre de la préparation du projet pilote RED-Filles à Wakhinane Nimzatt, des démarches sont engagées auprès de la commune et des établissements scolaires pour mieux comprendre les besoins des adolescentes. Le projet prévoit une collecte de données de référence, des questionnaires adaptés aux filles et des échanges avec les acteurs éducatifs et sportifs afin de documenter les difficultés liées aux menstruations, notamment en matière d’assiduité scolaire, de participation sportive et de bien-être. À ce stade, les données quantitatives propres aux établissements ciblés restent à collecter. Cette phase de diagnostic permettra d’établir une situation de référence et de mesurer les changements après l’intervention. RED-Filles souhaite ainsi associer l’éducation à l’hygiène menstruelle, l’accès à des protections adaptées et des activités de sensibilisation intégrant le sport afin de favoriser la confiance des adolescentes, leur participation pleine aux activités scolaires et sportives, et leur maintien à l’école.
Décrivez votre solution en 5 lignes maximum. (Que faites-vous ? Comment ? Pour qui ? Avec quels partenaires ?)
RED-Filles (Rétention Éducative & Dignité des Filles) vise à favoriser le maintien des adolescentes à l’école grâce à une meilleure gestion de l’hygiène menstruelle et à la participation sportive. Le projet prévoit l’installation de Chambres Dignité dans les établissements scolaires, la distribution de kits menstruels réutilisables et des séances de sensibilisation intégrant le sport comme levier de confiance en soi, d’inclusion et de lutte contre les tabous. Il cible prioritairement les filles de 10 à 18 ans, avec la participation des garçons, des enseignants et des communautés éducatives. La mise en œuvre se fera en collaboration avec la commune de Wakhinane Nimzatt, les établissements scolaires et des partenaires associatifs, éducatifs et sportifs, Incubasport.
En quoi votre approche est-elle innovante ou différente de ce qui existe déjà ?
RED-Filles (Rétention Éducative & Dignité des Filles) vise à favoriser le maintien des adolescentes à l’école grâce à une meilleure gestion de l’hygiène menstruelle et à la participation sportive. Le projet prévoit l’installation de Chambres Dignité dans les établissements scolaires, la distribution de kits menstruels réutilisables et des séances de sensibilisation intégrant le sport comme levier de confiance en soi, d’inclusion et de lutte contre les tabous. Il cible prioritairement les filles de 10 à 18 ans, avec la participation des garçons, des enseignants et des communautés éducatives. La mise en œuvre se fera en collaboration avec la commune de Wakhinane Nimzatt, les établissements scolaires et des partenaires associatifs, éducatifs et sportifs et Incubasport.
Depuis combien de temps votre initiative existe-t-elle ?
moins_de_6_mois
Quels résultats avez-vous déjà obtenus ?
L’innovation de RED-Filles réside dans son approche intégrée qui relie l’hygiène menstruelle, la rétention scolaire et la pratique sportive pour favoriser l’épanouissement des adolescentes. Au-delà de la distribution de protections, le projet prévoit des Chambres Dignité dans les écoles, des kits réutilisables et des activités éducatives et sportives qui encouragent la confiance en soi, l’inclusion et la déconstruction des tabous liés aux menstruations. Il implique également les garçons, les enseignants, les familles et les acteurs sportifs afin de construire un environnement scolaire plus solidaire. Enfin, RED-Filles prévoit de mesurer les changements en matière d’absentéisme, de participation scolaire et sportive et de bien-être des filles pour adapter progressivement sa solution aux besoins locaux.
À quels Objectifs de développement durable (ODD) votre initiative contribue-t-elle et comment ?
RED-Filles a franchi une première étape de structuration de son projet pilote à Wakhinane Nimzatt, avec la définition de son approche intégrant l’hygiène menstruelle, la rétention scolaire et le sport comme levier de confiance en soi et d’inclusion. Les objectifs, les principales activités et les bénéficiaires prioritaires ont été identifiés. Des démarches préparatoires sont engagées auprès de la commune et des établissements scolaires afin de préciser les besoins locaux et les possibilités de collaboration. La prochaine étape consiste à collecter les données de référence, à mobiliser les partenaires et à lancer les premières activités, notamment la mise en place des Chambres Dignité, la distribution de kits menstruels réutilisables et les actions de sensibilisation. À ce stade, les résultats présentés concernent la préparation du projet ; les effets sur l’assiduité scolaire et la participation sportive seront évalués lors du pilote.
Qui compose votre équipe et quelles sont les principales responsabilités de chacun ?
L’initiative RED-Filles est portée par sa promotrice, qui assure la conception du projet, la coordination des démarches préparatoires, la mobilisation des partenaires et le développement de la stratégie d’intervention. La mise en œuvre reposera sur une équipe pluridisciplinaire dont les principales responsabilités seront réparties comme suit : Coordination du projet : planification des activités, gestion des partenariats, suivi opérationnel et mobilisation des ressources. Référente sport et inclusion : organisation d’activités sportives inclusives favorisant la confiance en soi, le bien-être et la participation des adolescentes. Équipe terrain et suivi-évaluation : mobilisation des filles, collecte des données, suivi des indicateurs d’assiduité scolaire et de participation sportive, et documentation des résultats. Partenaires éducatifs et communautaires : facilitation de l’intervention dans les écoles, sensibilisation des familles et contribution à la pérennité des Chambres Dignité. Les membres de l’équipe opérationnelle et les partenaires techniques seront mobilisés progressivement en fonction des besoins du projet pilote à Wakhinane Nimzatt.
Quels partenaires, organisations ou acteurs locaux sont déjà impliqués ou pourraient l’être ?
Dans le cadre de la préparation du projet pilote à Wakhinane Nimzatt, des démarches sont engagées auprès de la commune et des établissements scolaires afin de faciliter l’identification des besoins des adolescentes et de préparer la mise en œuvre de RED-Filles. Les partenaires potentiels comprennent les directions d’école, les enseignants, les associations de parents d’élèves, les professionnels de santé et les organisations communautaires intervenant auprès des jeunes et des femmes. Des clubs sportifs, éducateurs sportifs et associations de jeunesse pourraient également contribuer aux activités de sensibilisation, en utilisant le sport comme levier de confiance en soi, d’inclusion et de lutte contre les tabous menstruels. Enfin, des organisations spécialisées dans la santé et l’hygiène menstruelles ainsi que des partenaires techniques et financiers pourraient soutenir la fourniture de kits réutilisables, l’aménagement des Chambres Dignité et le suivi des résultats. Ces collaborations seront précisées et formalisées au fur et à mesure de la validation locale du projet pilote.
En quoi votre initiative peut-elle contribuer à l’héritage social, environnemental ou économique des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 ?
RED-Filles souhaite contribuer à l’héritage des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 en prolongeant leurs valeurs d’inclusion, d’égalité et de participation des jeunes au-delà de l’événement. Sur le plan social, l’initiative associe santé et hygiène menstruelles, rétention scolaire et pratique sportive afin de permettre aux adolescentes de participer pleinement à la vie scolaire et sportive, sans que les menstruations constituent un frein. Sur le plan environnemental, la promotion de protections menstruelles réutilisables et l’installation de Chambres Dignité favorisant de bonnes pratiques d’hygiène contribuent à une gestion plus responsable des déchets menstruels. Sur le plan économique, le projet peut soutenir le développement de compétences locales dans la confection, la distribution et l’entretien des kits et équipements adaptés. À travers un projet pilote à Wakhinane Nimzatt, RED-Filles ambitionne de faire vivre durablement l’héritage des Jeux dans les écoles et les communautés, en plaçant la dignité, le bien-être et le pouvoir d’agir des filles au cœur du développement local.
Selon vous, comment le sport peut-il devenir une infrastructure durable au service d’un développement plus inclusif, plus résilient et porté par les communautés au Sénégal, pendant Dakar 2026 et bien après les Jeux ?
Au Sénégal, le sport peut devenir une infrastructure durable de développement s’il dépasse le cadre de la compétition pour s’ancrer dans la vie quotidienne des écoles et des communautés. Pendant Dakar 2026 et bien après les Jeux, il peut servir de levier d’éducation, de santé, de cohésion sociale, de leadership des jeunes et d’égalité entre les filles et les garçons. Cela suppose de renforcer les capacités des acteurs locaux, de rendre les espaces sportifs accessibles et sûrs, et d’associer les jeunes à la conception et à la gestion des initiatives. Avec RED-Filles, je souhaite contribuer à cette vision en faisant du sport un espace d’inclusion, de confiance en soi et de sensibilisation à la santé menstruelle. En levant les obstacles qui empêchent certaines adolescentes de participer pleinement aux activités sportives et scolaires, nous pouvons favoriser leur bien-être, leur maintien à l’école et leur pouvoir d’agir. En impliquant les établissements scolaires, les familles, les éducateurs sportifs et les organisations communautaires, cette approche peut s’inscrire dans la durée. Pour moi, l’héritage de Dakar 2026 se mesurera aussi à la capacité des communautés à poursuivre ces actions après les Jeux, avec des solutions adaptées à leurs besoins, portées localement et accessibles à toutes et à tous.
